15 février 2010

Le ,déclin de l'enseignement et ses conséquences

J’écoutais sur France Info la nouvelle secrétaire du FSU se plaindre à tous vents, à la fois et tout à trac de la situation actuelle dans les écoles, du manque de personnel de surveillance, de la suppression de postes dans la fonction publique, de le réforme sur l’âge de la retraite, de la grève actuelle d’enseignants dans une certaine académie.

Il est de fait que la  présente situation dans l’enseignement en France n’est pas des plus brillantes, et cette dame avait sûrement des raisons de se plaindre. Mais je souhaiterais cependant lui rappeler les quelques points suivants :

La situation actuelle dans les écoles :

J’entendais dire par cette brave dame que pour régler certains problèmes dans les écoles, il faut que le personnel enseignant connaisse chaque élève, et que le personnel de surveillance demandé servait à cela. Je suis assez de cet avis, et j’irais plus loin : la surveillance n’incombe pas aux seuls personnels de surveillance, mais à l’ensemble du corps enseignant. Connaître chaque élève ne consiste pas nécessairement à lui trouver toutes les bonnes raisons (chômage des parents, démission des parents) pour l’excuser de ses frasques. Le fait d’avoir des parents en chômage ou démissionnaires ne justifie pas nécessairement un comportement anti social. Ce serait aussi ridicule que d’affirmer que les familles BCBG ne génèrent que des anges. Et comme il est facile de critiquer le seul gouvernement, quand on tait ostensiblement la démission de certains parents et aussi de certains professeurs, ce qui n’est pas la faute de ce gouvernement.

 Il est un fait que la majorité des enseignants se réclament de gauche avec les idées « modernes » qui ont tant fait et continuent de tant faire pour le déclin de notre pays. La discipline au sein de l’école s’est en effet considérablement dégradée depuis mai 68. Ceci explique-t-il cela ?? Pas en totalité, mais à mon sens on assiste aujourd’hui à un juste retour des choses assez caractéristique, mais bien triste. Car sans jouer les vieux « machins », les maîtres d’école de mon époque savaient se faire respecter et n’hésitaient pas à sanctionner les attitudes incorrectes de certains élèves. Et personne n’y trouvait à redire. Ces maîtres prenaient soin de leur présentation extérieure, les cours d’éducation civique n’étaient pas un gadget, ils ne se laissaient pas tutoyer par leurs élèves, et n’étaient pas « copains » avec eux. En un mot, ils respectaient leurs élèves, et demandaient en contre partie d’être respectés. Sommes-nous aujourd’hui dans une même situation ??

Jamais pendant les 7 ans que j’y ai suivi mes études je n’ai vu des situations telles qu’on les voit à présent, ou des enfants en jeune âge manient le couteau ou le pistolet qu’on leur a laissé entrer à l’école. Il n’y avait pourtant pas de portique ni de badges à cette époque. Mais une surveillance effective des élèves par l’ensemble des professeurs et du surveillant général. Car n’en déplaise au corps enseignant, ses membres doivent pour les enfants auxquels ils donnent une instruction, représenter l’ image d'une seconde famille et doivent, en conséquence, en assumer aussi leur part de responsabilité. Je ne me souviens pas non plus d’avoir vu mes professeurs en grève régulièrement –surtout pas en « copinant avec leurs élèves »-, et leur taux d’absentéisme n’atteignait pas les sommets d’aujourd’hui. Bel exemple de conscience professionnelle que l'on donne à ces têtes blondes, sous le prétexte fallacieux de les défendre !!!...Car ainsi on défend surtout les manques de la profession, et non les élèves. Et dans les classes que j’ai suivies, nous étions beaucoup plus que 28 élèves, ce dont les professeurs ne se plaignaient pas car la discipline y régnait.

Le fait d’avoir voulu faire croire aux gens dans les années 70 par un gouvernement de l’époque composé comme souvent d’intellectuels d’un irréalisme stupide et dangereux, que le niveau intellectuel des Français s’était  brusquement  élevé (par quel miracle ???...), en baissant le niveau du Bac et en augmentant le nombre d’étudiants, a eu plusieurs effets pervers : une dégradation des compétences pédagogiques des jeunes professeurs, ce qui ne milite pas en faveur de l’enseignement et du contrôle des élèves, une augmentation du nombre de fonctionnaires dans l’enseignement, et un désintérêt de nombreux jeunes pour les professions manuelles. Avoir ainsi maintenu des élèves  à l’école jusqu’à 18 ans, souvent contre leur désir, en leur ayant martelé que les études littéraires étaient les seules valables, et que les lycées et collèges techniques ne représentaient qu’un « pis-aller » dans leurs études, a aussi sournoisement déclenché un mouvement dont les enseignants subissent actuellement les effets par un juste retour des choses. Et il ne faut pas s’étonner de voir aujourd’hui les jeunes éduqués de cette façon préférer le chômage au travail sur les chantiers, presque plus lucratif et ô combien moins fatiguant !!!... Avec l’oisiveté et ses conséquences qui en résultent.

Car n’en déplaisent à ces intellectuels, nos concitoyens ne sont pas que des littéraires, loin s’en faut, et certains enfants détestent les études. Ils souhaitent exercer rapidement un métier manuel. Ce qui n’est ni dégradant, ni condamnable, bien au contraire. Tant il est vrai que l’on ne fait bien que ce qu’on désire faire. Les Allemands ont compris cela depuis longtemps, et leur pays s’en est ressorti plus fort que la moyenne Européenne. Voilà un bel exemple de connaissance des enfants !!!...Et si les gouvernements et particulièrement ceux de gauche qui ont voulu faire croire au monde que la nation Française était la plus douée, avaient compris cela, nous n’en serions peut-être pas où nous en sommes aujourd’hui. Car être occupé, que ce soit manuellement ou intellectuellement,  détourne les envies de tout casser par désœuvrement et refus des études.

Je n’ai entendu dans la bouche de cette éminente syndicaliste que des critiques sur le gouvernement actuel, mais pas de reproches aux parents démissionnaires, ni de constat de la baisse de niveau des enseignants, ni de critique de cet état de fait !!!... Et surtout pas que l’on a rien sans rien !!!...

Le manque de personnel de surveillance :  

Bien entendu qu’il faut du personnel de surveillance.  Tout le monde est d’accord la dessus !!!.. Mais que l’on ne critique pas alors la présence policière dans les campus quand le personnel souvent trop jeune, mal formé car formé par des intellectuels sans contact avec la réalité  et manquant d’expérience, personnel chargé de la police interne à l’école est débordé, comme cela s’est déjà produit maintes fois. Et que la surveillance soit effective, et non pas laxiste. Pour que les élèves deviennent de bons citoyens, il faut que leurs éducateurs, parents comme professeurs, pratiquent  un contrôle continu et sans faille.

Dans le collège technique où j’ai fait mes études secondaires, il n’y avait qu’un seul surveillant pour l’ensemble des quelques 500 élèves entre 10 et 18 ans qui y apprenaient !!!... Et qui au départ n’étaient pas meilleurs ou plus mauvais que ceux d’aujourd’hui. Ce surveillant était souvent dur, c’est un fait, mais il était juste et surtout sans faiblesse. Et les élèves indisciplinés craignaient d’être appelés dans son bureau, et évitaient après un premier passage à retenter l’expérience. Pourtant personne ne se plaignait, tant il est vrai que les enfants et les adolescents peuvent comprendre et respecter la justice et son corolaire : la punition, si on leur montre l’exemple.

Alors quand j’entends notre syndicaliste en question réclamer je crois 11 personnes de surveillance  supplémentaire pour un effectif de 1500  ou 2000 étudiants, j’en tombe des nues et cela ne me semble pas une solution acceptable. Et je me dis que notre pays file tout droit vers le communisme et tous ses plaisirs avec tous ces fonctionnaires qu’il veut génèrer ainsi.

La suppression des postes dans l’enseignement :

Ces braves enseignants, et les syndicats d’enseignants qui les poussent dans leur action,  désireraient bien sûr qu’il y ait le plus de fonctionnaires possible dans leur branche, et je les copmprend. C’est aussi le souhait pour beaucoup d’autres professions. Mais se doutent-ils, ces enseignants et syndicats d’enseignants,  que ce n’est pas en produisant des fonctionnaires à longueur d’année que l’on fait progresser un pays et qu’on le rend fort ??...Et oublient-ils qu’ils sont payés par l’état, c'est-à-dire les contribuables que nous sommes ?? Car même si cela les dérange dans leurs idées de monde idéal, la réalité actuelle du monde dans lequel nous vivons est tout autre et semble leur échapper, c’est qu’un pays est fort quand il produit de la richesse : des machines, des biens de consommation, des produits qu’on exporte, etc…Et qu’ils ont tout intérêt s’ils ne veulent pas se trouver au chômage à ce que notre pays produise des ouvriers et des cadres industriels qualifiés, qui seront la source de cette richesse, assurant ainisi le train de vie du pays et de ses occupants, et non pas de plus en plus de fonctionnaires qui ponctionnent le budget national avec très peu de contre partie.

Les intellectuels sont évidemment nécessaires au rayonnement d’un pays. Les fonctionnaires aussi, dont le rôle est de gérer toutes les affaires du pays. Les syndicats sont également indubitablement indispensables pour assurer un contre pouvoir vis-à-vis du patronat. Mais que cela ne devienne pas un boulet pour le pays et que la politique ne soit pas le seul moteur de leurs motivations. Et quand un pays en est comme la France à détenir la palme du pourcentage le plus élevé de fonctionnaires des pays de l’ Europe, on devrait sérieusement se poser des questions. Notre pays est-il mieux géré et plus intelligent avec ces fonctionnaires, que les autres pays d’Europe ??...  J’en doute

L’âge de la retraite et la grève actuelle de certains enseignants :

Je crois avoir déjà tout dit en ce qui concerne ces deux points.

Alors mon sentiment profond est que le peuple Français est devenu après 68 beaucoup trop un peuple d’assistés, ce qui résulte d’une politique de gauche destructrice. Et que  l’absence de réalisme de la majorité des Français, dans toutes les branches d’activité, et particulièrement dans celle de l’enseignement, associée à l’individualisme forcené de la France actuelle et surtout de ses citoyens dont l’égoïsme a de moins en moins de borne,  conduira tout doucement notre pays et surtout les générations futures à un monde qui sera de plus en plus difficile à vivre, et qui surtout aura perdu tout l’éclat que les générations précédentes avaient eu tant de mal à acquérir dans le travail ou dans le sang. Et où seule la politique et toutes ses perversions auront droit de cité.

 

Posté par georges1311 à 12:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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